ROYAUME DU MAROC

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
DE LA FORMATION DES CADRES ET DE LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE

DIRECTION DE LA FORMATION DES CADRES

ETUDE DES BESOINS EN CADRES
DES SECTEURS DE L'AGRICULTURE ET

DE L'AGRO-INDUSTRIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OBJECTIFS DE L'ETUDE
Cette étude a eu pour objectif la détermination des points suivants :

 

 

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METHODOLOGIE

L'approche des besoins en cadres des secteurs agricol et agro-industriel a été basée initialement sur la réalisation d'enquêtes moyennant des questionnaires appropriés auprès d'un échantillon de :

Les échantillons ont été établis par la méthode raisonnée, tenant compte des poids importants que représente chaque entitée enquêtée dans le secteur.

Ces enquêtes ont permis de déceler chez les employeurs potentiels des attitudes qui dénotent un certain attentisme nourri par une conjoncture défavorable caractérisée par les impacts de la sécheresse et les aléas qui s'y attachent. C'est ainsi qu'après plusieurs tentatives, l'enquête auprès des employeurs a été vouée à l'échec enregistrant un taux de réponse trés faible et non significatif entravant ainsi toute exploitation statistique raisonnable et toute projection à moyen et long terme.

Cette démarche fut par la suite abandonnée pour laisser la place à d'autres investigations basées sur la connaissance du seteur et se résumant comme suit :

 

 

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EVALUATION DES BESOINS EN CADRES

Les besoins globaux en cadres pour le secteur agricole se présentent comme suit :

Horizon 2000 1863 cadres
Horizon 2005 920 cadres
Horizon 2010 1177 cadres
Horizon 2015 1544 cadres

A l'horizon 2015, les besoins cumulés par spécialité s'élèvent à :

Production végétale 734 13%
Génie rural 433 8 %
Sciences du sol 89 2 %
Horticulture 248 5 %
Eaux et forêts 289 5 %
Vulgarisation 623 11 %
Protection des végétaux 213 4%
Machinisme 233 4 %
Agro-économie 547 10 %
Industries agro-alimentaires 674 12 %
Productions animales 617 12 %
Médecins vétérinaires 750 14 %
TOTAL 5450 100 %

Les spécialités présentant le plus de besoins sont les médecins vétérinaires, la production végétale, les industries agro-alimentaires et les productions animales avec environ chacune 13 % des effectifs, suivies de la vulgarisation, le génie rural et l'agro-économie avec chacune environ 10 % des besoins.

 

 

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DIAGNOSTIC DU SECTEUR DE FORMATION

Le réseau actuel de l'enseignement supérieur agricole est constitué de trois établissements : l'Ecole Nationale d'Agriculture -ENA- de MEKNES, l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II -IAV- à RABAT et l'Ecole Nationale Forestière d'Ingénieurs -ENFI- à SALE.

La capacité d'accueil de ces 3 établissements s'élève à 2.800 étudiants par an, se répartissant de la façon suivante :

IAV Hassan II 2200
E.N.A. 450
E.N.F.I. 150

Actuellement, les niveaux de formation assurés par ces établissements sont :

Le niveau technicien spécialisé

Assuré par l'IAV, ce niveau concerne la formation de :

Le niveau Docteur Es-sciences agronomiques.

Le niveau Ingénieur/médecin vétérinaire

Le tableau ci-après résume la liste des options du niveau Bac + 6 ans des trois écoles.

IVA HASSAN II E.N.A - M E.N.F.I.
Médecin vétérinaire

Topographie

Industries agricoles et alimentaires

Halieutique (5 sous options)

Génie rural

Machinisme agricole

horticulture

Espaces verts

Paysage

Agronomie : 12 options

Productions végétales

Amélioration des plantes

Phytopathologie

Phytiatrie

Productions animales

Pastoralisme

Sciences du sol

Foresterie

Technologie du bois

Economie

Gestion

Biométrie

Productions végétales

Protection des plantes

Productions animales

Economie rurale

Pédagogie agricole

Vulgarisation agricole

Aménagement des forêts

Economie forestière

Ecologie-gestion des ressources naturelles

Valorisation des produits forestiers

Total : 21 options 6 options 4 options
TOTAL GENERAL : 31 OPTIONS    

L'analyse du système de formation actuel a permis de constater que le système de formation agricole est d'un niveau perfectionné, basé sur un corps enseignant d'un haut niveau, une expertise en matière de formation des cadres agricoles, une formation doctorale, des relations de coopération développées ainsi que sur un rayonnement technologique au niveau national. Néanmoins, ce système souffre de certaines limitations à savoir :

Au plan des institutions :

On relève certaines redondances dans les cursus dispensés, tel que c'est le cas par exemple pour la formation forestière dispensée à l'ENFI et à l'IAV ainsi que plusieurs options de la production végétale et animale assurées par l'IAV et l'ENA. Il en résulte une répartition géographique et non thématique des options de formation.

Au plan des enseignements :

La réforme ayant conduit à l'unification de la formation d'ingénieurs en 6 ans a permis la réduction du volume horaire sans rationalisation des contenus des programmes de formation dispensés. De même, les travaux pratiques prévus ne sont pas toujours réalisés faute de ressources matérielles suffisantes. Les stages sont de moins en moins encadrés par les enseignants et ce, malgré qu'ils constituent un lien important avec le monde extérieur et représentent le premier contact de l'étudiant avec le milieu professionnel.

Au plan de l'adaptation de la formation :

L'adaptation de la formation doit viser la redéfinition des profils à former, la révision des contenus des programmes de formation dans le sens de la professionnalisation de la formation, le renforcement des cursus d'économie, gestion et l'initiation à l'entreprenariat.

Au plan de l'insertion des lauréats :

Les cellules d'insertion et de suivi mises en place, se limitent pour le moment à s'enquérir des postes occupés par les lauréats déjà en fonction. Si des résultats significatifs ont été obtenus pour les techniciens spécialisés, il n'en est pas de même pour les ingénieurs.

Au plan de la recherche développement

L'activité de recherche continue à être menée séparément pour les enseignants chercheurs et les chercheurs appartenant aux différentes institutions qui forment le Système National de la Recherche Agricole (SNRA) en l'absence d'une politique d'intégration et de rationalisation.

Dans la perspective de dépasser ces contraintes, les actions à mettre en place concernent :

Ouverture des niveaux de formation

par le développement des formations courtes (bac + 2) et moyennes (bac + 4) et la stabilisation des formations longues (bac + 6 et doctorat d'état). De plus le système d'orientation des étudiants vers les filières courtes, moyennes ou longues devrait être flexible pour permettre de s'adapter facilement à la variation de la demande.

Rénovation des contenus des programmes de formation

Cette rénovation doit introduire de façon plus conséquente la formation dans les domaines de l'économie, de la gestion et de l'organisation. Elle doit, en outre, permettre une professionnalisation de la formation par la définition des métiers agricoles allant de la production à la transformation et la commercialisation.

Actualisation du mode de financement

Le désengagement de l'état incite à développer les modalités de financement appropriées permettant de doter les institus de formation des moyens financiers suffisants en plus d'une modernisation et d'un assouplissement de la gestion.

Structure et organisation

Elles devraient aller dans le sens de la décentralisation à travers une implantation spatiale liée à la diversité des activités et des écosystèmes.

L'organisation doit également permettre l'ouverture des conseils d'administration et des conseils de perfectionnement aux professionnels tels que Associations Professionnelles, Collectivités Locales, en vue de les impliquer davantage dans le système de formation permettant ainsi une meilleure adéquation formation-emploi.

 

 

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MECANISMES OPERATIONNELS D'OUVERTURE SUR L'ENVIRONNEMENT SOCIAL ET LE MODE DE L'ENTREPRENARIAT

Dans le secteur agricole, connu par sa complexité et sa diversité, la problématique de l'adéquation formation-emploi, consistant à connaitre l'évolution des emplois quantitativement et qualitativement et à les répercuter sur le système de formation en terme d'innovations technologiques et d'exigences de l'emploi, doit être approchée par des outils permanents et non par des études ponctuelles. Aussi, il s'avère opportun de mettre en place les instruments d'adéquation formation-emplois suivants :

Instruments

L'observatoire des métiers et de l'emploi

A travers des enquêtes périodiques et itératives, dans les exploitations et les entreprises en amont et en aval de la production, cet observatoire permettra de suivre l'évolution des métiers agricoles et de l'emploi. Il sera subdivisé en 6 antennes :

La bourse aux emplois

Les différentes antennes sectorielles seront pourvues d'une bourse aux emplois chargée de :

Ces différentes bourses seront inter-connectées au niveau national en réseau.

Organisation

Les différentes antennes sectorielles seront cogérées par :

Mode d'intervention

L'intervention des antennes sera axée sur les points suivants :

D'autre part, l'Etat doit encourager l'accès des jeunes lauréats à l'installation pour leur propre compte et s'ouvrir sur le mode de l'entreprenariat. Pour ce faire, une stratégie d'appui doit être mise en place.

Les principaux éléments de cette stratégie s'articulent autour des points suivants :

Formation des jeunes promoteurs

Cette formation post-universitaire doit permettre au jeune promoteur d'acquérir une capacité de gestion ainsi qu'une culture entreprenariale. Elle sera renforcée par des stages pratiques à l'instar de ceux déjà entrepris par le MAMVA aux profits de jeunes lauréats.

Encadrement des promoteurs

Cet encadrement est assuré actuellement par le MAMVA à travers un réseau de cellules au niveau provincial et régional, chargées d'accueillir les jeunes, de les assister dans la préparation de la réalisation des projets d'investissement, suivre leur installation, ...

Adaptation du système de financement

Accès à la propriété foncière

Le programme du MAMVA entrepris au profit des jeunes lauréats ayant effectué des stages de pré-installation à l'étranger et à qui des terres ont été louées en vue de la création de leur propre entreprise doit être poursuivi et généralisé. Il est proposé également de créer au niveau des chambres d'agriculture une agence chargée de faciliter l'accès des jeunes à la propriété foncière à l'image de ce qui existe en FRANCE (SAFER).

Accélération de la mise en oeuvre des lois 13-14 et 14-94

 

 

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